[...][DaNs La peAu, dE NiCci FRenCh][...]

[...][DaNs La peAu, dE NiCci FRenCh][...]
Résumé :

Zoé est institutrice. Jeune, séduisante, frâichement débarquée à Londres, elle se sent un peu perdue. Elle n'a qu'une hâte : se débarrasser de l'appartement sordide qu'elle a acheté sans réfléchir quelques mois plus auparavant.

Jennifer est une mère de famille bourgeoise. Belle, elle aussi, mais plus sophistiquée. Elle s'investit a fond dans la rénovation de la maison qu'elle vient d'aquérir avec son mari, dans le nord de Londres.

Nadia, est animatrice de spectacle pour enfants. Au lendemain d'une rupture douloureuse, elle essaie de remettre de l'ordre dans sa vie... et dans son appartement.

Trois femmes aux personnalités et aux vies complètement différentes, trois femmes qui ne se connaissent pas, vont se trouver aux prises avec un homme, leur prédateur, leur seul point commun. Plus que quiconque sûrement il les observe avec attention, les espionne, connaît leur vie par coeur. À sa façon, il les a dans la peau. Il leur envoie des lettres pour leur dire qu'il les aime et qu'il va bientôt les retrouver... pour les tuer.

Mon avis :

C'est original! Moi qui ouvrait ce livre sans rien savoir de ce qui m'attendait j'ai marché à fond. Dans un premier temps désarçonnée, je me disais quoi, mais c'est un genre de nouvelles? Mais en fait tout s'imbrique à merveille, petit rebondissement final sympa, approche psychologique en profondeur et cohérente. Bien donc! Mais attention, ici pas d'ambiance glauque et noire, pas de cheminement retors et torturé. Classique, de bonne facture, ça se lit assez facilement, et au final, c'est assez prenant. L'avantage d'être guidé par la voix des victimes, c'est de vivre la peur qui s'installe... D'abord, on sent l'incompréhension, le « mais pourquoi moi ? », puis la panique, celle qui empêche de dormir, qui donne aux bruits de la nuit cette sonorité si inquiétante... Puis, pour certaine, le renoncement, une autre se révolte...


Bref, pas un grand renouvellement du genre, mais efficace dans son genre... Après tout, c'est ce qu'on demande, non ?






+cOnfROnTATiOn D'OPiNiOnS+
DoNneZ VoTRe aViS!
NoTeZ dE 0 à 5!



LeS aViS
Catherine: ★★★★
MaRiOn: ★★★★
Perrine:
VoUs:

# Posté le mercredi 16 août 2006 16:06

Modifié le jeudi 17 août 2006 10:27

[...][BlOgS SpéCiaLiSéS][...]

[...][BlOgS SpéCiaLiSéS][...]

Si vOuS aVeZ Un bLoG cOncErNANt uN aCteuR/aCtRiCe eN paRtiCulieR, Un FiLm, Le ciNéMa, Un AliSatEuR, Un LivRe, La MuSiQue ..., La PuB c'eSt iCi!

VEuiLleZ PréciSeR Le sUjEt De vOtRe bLoG

MeRci


mettre cadre par thèmes+ mettre liens

# Posté le jeudi 17 août 2006 04:29

Modifié le jeudi 17 août 2006 12:04

[...][SeE YoU SOon...][...]

[...][SeE YoU SOon...][...]
+-------
|
.........
°Oo+PrOcHaiNemEnT...+oO°:

~Ne le dis à personne, Harlan Coben
~Da Vinci Code, Dan Brown
~Les Piliers de la Terre, Ken Follett
~Le Livre des étoiles, trilogie de Erik L'homme
~La petite fadette, George Sand
~Le roman de Léa, trilogie de Lurlene Mc Daniel

~Le Roi Arthur
~Vol 93
~Princesse Mononoké

~Les Experts

~Zazie
~Linda Lemay

~Josh Hartnett


DeS SuGgeStiOnS d'aRtiCLes?

# Posté le jeudi 17 août 2006 07:21

Modifié le mercredi 23 août 2006 10:38

[...][EnSeMbLe C'eSt tOuT, AnNA gAvaLda][...]

[...][EnSeMbLe C'eSt tOuT, AnNA gAvaLda][...]
Résumé :

Paulette Lestafier, sorte de vieille dame indigne telle que l'immortalisa René Allio, son petit-fils Franck, né le 8 août 1970 à Tours, Camille Fauque, née le 17 février 1977 à Meudon (Anna Gavalda adore livrer la fiche d'identité de chacun de ses personnages), et Philibert Marquet de La Durbellière, né le 27 septembre 1967 à La Roche-sur-Yon, les antihéros du récit, se croisent de nos jours pour ne plus se quitter. Ce sont des bons à rien mais des c½urs purs, précise l'auteur. Et de les faire se cogner aux dures réalités dans une longue suite de scènes tantôt cocasses, tantôt poignantes, toujours irrésistibles. Franck, le cuisinier, Philibert, le spécialiste décalé de l'histoire de France, et Camille, la femme de ménage virtuose du dessin, ont en commun leur mal de vivre, leur inaptitude à l'harmonie affective, et leur soif de tendre la main à celui qui souffre. Après bien desripéties, ces humains de bonne volonté vont partager le même appartement en recueillant au passage Paulette, qui se morfond dans une maison de retraite après une fracture du col du fémur. On pleure dès qu'ils sont tristes, on rit avec eux, sans que l'histoire ne sombre dans le mélo. Pas d'effets, de morceaux de bravoure, de sentimentalisme désuet. Un miracle d'équilibre, donc, entre les sentiments évoqués et les mots pour le dire. Ces mots qu'Anna Gavalda fait tournoyer dans la bouche de ses flamboyants éclopés par le biais de dialogues savoureux qui nous happent et grâce auxquels on finit par s'intéresser au passé des personnages et à l'accomplissement de leurs si «fabuleux destins». Un roman admirable, qui fait aimer la vie...

Extrait:

"Il tendit son verre sans conviction : non, il ne dormirait pas demain. Demain il irait au Temps retrouvé, la SPA des vieux, manger des chocolats dégueulasses avec deux ou trois mémés abandonnées qui joueraient avec leurs dentiers pendant que la sienne regarderait par la fenêtre en soupirant.Maintenant, il avait mal au bide dès le péage...Il préférait ne pas y penser et vida son verre d'une traite. Il regardait Camille en douce. Ses taches de rousseurs apparaissaient ou disparaissaient selon les heures, c'était très étrange comme phénomène...Elle lui avait dit qu'il était beau et maintenant elle était en train de bader ce grand dadais, pff... toutes les mêmes. Franck Lestafier n'avait pas le moral.
Euh... Je commence par où ?

Un boulot de merde, une vie de merde, une mémé à l'ouest et un déménagement en perspective. Redormir sur un clic-clac pourri, perdre une heure à chaque pause. Ne plus jamais voir Philibert. Ne plus jamais le titiller pour lui apprendre à se défendre, à répondre, à s'énerver, à s'imposer enfin. Ne plus l'appeler mon gros minet en sucre. Ne plus penser à lui mettre une bonne gamelle de côté. Ne plus épater les filles avec son lit de roi de France et sa salle de bains de princesse. Ne plus les entendre, lui et Camille parler de la guerre de 14 comme s'ils l'avaient vécue, ou de Louis XI comme s'il venait de boire un godet avec eux. Ne plus la guetter, ne plus lever le nez en ouvrant la porte pour savoir, à l'odeur de sa cigarette, si elle était déjà là. Ne plus se précipiter sur son carnet dès qu'elle avait le dos tourné pour voir les dessins du jour. Ne plus se coucher et avoir la tour Eiffel illuminée pour veilleuse. Et puis rester en France, continuer de perdre un kilo par service et de le reprendre en bières juste après. Continuer d'obéir. Toujours. Tout le temps. Il avait fait que ça : obéir. Et maintenant, il était coincé jusqu'à... Vas-y, dis-le jusqu'à quand, dis-le ! Eh ben, ouais, c'est ça... Jusqu'à ce qu'elle claque... Comme si sa vie ne pouvait s'arranger qu'à la seule condition de le faire souffrir encore. Putain, mais c'est bon là ! Vous pouvez pas vous exciter sur un autre que moi, maintenant ? C'est vrai, quoi, j'ai eu ma dose..."



(Pages 269-271)

Mon avis:

Voici MON livre de l'année. Six cents pages de finesse narrative, d'intelligence formelle, de bonheur de lecture. Oui, un épais roman écrit par celle qui nous avait habitués à des textes courts! L'épopée de quatre cabossés de la vie où l'on retrouve intacts sa magie du verbe, son art de mêler réalisme social et écriture onirique.Le style est simple et enlevé à la fois, très amusant, et si agréable...Des chapitres courts, des micro-paragraphes, des phrases nominales parfois, courtes tout le temps.



° .cOnfROnTATiOn D'OPiNiOnS. °
DoNneZ VoTRe aViS!
NoTeZ dE 0 à 5!



LeS aViS
Catherine:
MaRiOn: ★★★★
Perrine:
VoUs:



# Posté le mercredi 23 août 2006 07:21

Modifié le mercredi 23 août 2006 09:55

[...][MaTcH PoInT][...]

[...][MaTcH PoInT][...]
*****
***
**
*

A VeNiR...



°+ cOnfROnTATiOn D'OPiNiOnS +°
DoNneZ VoTRe aViS!
NoTeZ dE 0 à 5!



LeS aViS
Catherine:
MaRiOn: ★★★★★
Perrine:
VoUs:

# Posté le mercredi 23 août 2006 07:25

Modifié le mercredi 23 août 2006 09:58