Pitch :
Les attentats du 11 septembre, comme si vous y étiez... le choc de la reconstitution est d'une force sidérante ! Embarquement à bord du boeing 757 de la United Airlines, un matin comme les autres : les passagers s'installent, prennent leur petit déjeuner. Puis, soudain, tout s'emballe. Effervescence à la tour de contrôle : un avion est sorti du champ des radars de surveillance. Détournement ? Quelques minutes plus tard, les employés new-yorkais assistent à une scène surréaliste : une épaisse fumée noire sort des tours du World Trade Center... Panique et consternation. D'autres avions ont disparu des écrans de pilotage. Parmi les passagers du vol 93, quatre individus basanés dissimulent mal leur extrême tension. Là aussi, l'action s'accélère. L'un d'eux bondit en brandissant une bombe, les autres, armés de couteaux, séquestrent une hôtesse de l'air, tuent de sang-froid un voyageur, prennent les commandes de l'appareil en échangeant des consignes incompréhensibles en arabe (volontairement non traduites). La suite, vous la connaissez : crash, attentat, le monde entier en état d'alerte maximum...
Paul Greengrass s'est spécialisé, depuis quelques films, dans la reconstitution d'attentats (Bloody Sunday en 2002, Omagh en 2005, dédiés à deux évènements meurtriers d'Irlande du Nord). Cette fois, Vol 93 fait revivre, dans les conditions du "live", l'un des détournements d'avions du 11 septembre 2001, celui qui visait Washington, la Maison Blanche, et s'est finalement crashé en Pennsylvanie. Depuis le décollage de l'aéroport, jusqu'à l'ultime seconde d'impact avec le sol, le film restitue, en temps réel (90 minutes particulièrement oppressantes), avec la froideur de la précision, tout le déroulement du drame : la préparation des kamikazes, la prise d'otages, la rébellion à bord, l'agitation au sein de la tour de contrôle, le cafouillage des autorités, l'adieu des victimes à leurs proches... Progressivement, la pression monte (au point qu'on s'agrippe au fauteuil ou au coude de son voisin !). Le rythme rapide, haché, haletant, ne laisse pas une minute de respiration, alternant les séquences de l'attentat selon plusieurs points de vue : technique (les détails de pilotage), humain (la terreur des passagers, en communication téléphonique avec leurs familles, certains conservant l'espoir, d'autres se sentant perdus), politique (l'incompétence du pouvoir) et religieux (les arabes criant "Allah Ouakbhar", tandis que les chrétiens adressent leur ultime prière à Dieu).
Vol 93 n'est pas un film à suspense, puisque le dénouement est connu d'avance. Paul Greengrass parvient pourtant à nous donner des sueurs froides, tout en compatissant de douleur et d'admiration pour les quelques dizaines de personnes disparues, qui trouvèrent la force de tenter une opération de la dernière chance, pour neutraliser les terroristes et les dévier de leur cible. Le cinéaste évite toutefois l'impudeur et le voyeurisme, en évitant le spectaculaire et le sensationnalisme (que l'on peut davantage redouter pour le prochain World Trade Center d'Oliver Stone). Il se focalise au contraire sur la minutie des opérations, après avoir pris la précaution de se documenter abondamment (grâce aux conversations enregistrées) et de rencontrer les familles des victimes. Vol 93 répond sans doute à un besoin inconscient d'exorciser le traumatisme en visualisant les images, en se mettant à la place des protagonistes, et en revivant l'horreur par procuration. Il faut donc le voir comme un hommage, et uniquement comme tel.
Mon avis :
Ce film restera à jamais gravé dans ma mémoire .
Tout y est maitrisé , les acteurs non professionnels sont exceptionnels, les faits sont relatés avec precision, la tension se fait de plus en plus forte au fur et à mesure qu'on avance dans le film , on n'est pas au cinéma , on est avec ces passagers du vol93 ..
terrifiant mais indispensable .
Tous ces gens à bord de cet avion ce jour là sont des héros , et on ne doit pas les oublier . Ce film qui , loin de nous mettre en position de ''voyeurs'', nous permet de ressentir quels ont été leurs derniers instants et combien ils ont été courageux .